Le Diable (latin : diabolus, du grec diabolos) est l'esprit ou le principe du mal selon les religions du Livre. Dans la tradition chrétienne, il s'agit d'un ange déchu. Contrairement à une croyance populaire, il n'est pas l'opposé de Dieu, comme le dit Priscillien, car en tant qu'ange, il est et reste une des créatures de Dieu. Il représente la personnification du mal, personnification qui apparait au VIe siècle av. J.-C.. Son aspect varie entre l'homme et l'animal réel ou imaginaire (bouc, dragon, rapace, etc.), le plus souvent aux traits hideux et repoussants.
Il semble que la notion de division de puissance en une force du bien et une du mal soit relativement récente dans l'histoire des croyances. Dans les cultes plus primitifs, le bien et le mal sont tous deux issus de la même déité, puisque celle-ci était considérée comme contenant tout ce qui existe. La même déité était donc à la fois capable de bien et de mal. Un exemple en est donné par la déesse à tête de lionne de l'Égypte antique Sekhmet qui détruisit l'humanité (sur ordre de Rê) mais était aussi vénérée pour son pouvoir de protection et de guérison, ou encore Seth qui usurpa le trône à Osiris mais qui permettait aussi au soleil de se lever chaque matin en combattant Apophis. On peut aussi citer Loki, dieu scandinave qui tua vicieusement Balder, mais qui sauva le domaine des dieux Aesirs de la géante Skadi.
Dans les monothéismes primitifs, chaque clan ou tribus possédait son dieu avec tous ces attributs, cause du bien et du mal qui arrive aux hommes. Le polythéisme est considéré, dans cette argumentation, comme un rapprochement des divers clans, chacun possédant sa propre divinité. L'union du dieu mâle et d'un dieu femelle reflète l'union réussie et égalitaire de deux clans. Lorsque qu'au cours du rapprochement de deux clans une divinité en remplace une autre pacifiquement, elle est alors décrite comme ayant été engendrée par l'ancien dieu : elle est le fils ou la fille de ce dieu alors déchu et dont le culte devient secondaire.
Enfin, et c'est la que l'origine du principe du mal personnifié pourrait résider, lorsque un clan est belliqueusement conquis, la déité du clan conquis se voit attribuer tous les principes mauvais et était considérée par les conquérants comme la source de tout le mal et, par conséquent, devenait source de peur et de crainte. Un exemple de cette théorie est donné par l'évolution du culte de Seth (Setekh) dans l'Égypte antique au profit de celui d'Horus. Pour les peuples de haute Égypte, Seth était un dieu bienveillant, rôle occupé par Horus (et Osiris) en Basse Égypte. Lors de l'unification de la haute et de la basse Égypte, Horus et Seth devinrent, dans un premier temps, frères, et furent vénérés comme un dieu bifide Hâpy, puis, le temps aidant, Seth fut considéré comme inférieur à Horus pour finalement personnifier la source de tout mal, le Satan de l'ancienne Égypte. Seth fut fréquemment représenté comme un serpent noir, un porc noir ou encore par un homme aux cheveux roux (les mots rouges et désert - la haute Égypte où Seth était vénéré est désertique - sont très proches l'un de l'autre en hiéroglyphique égyptien). Il est curieux de constater que les hommes roux ont aussi été considérés comme « sataniques » au cours du Moyen Âge européen, probablement à cause de l'évocation du feu (associé au diable dans le christianisme) que rappelait leur couleur de cheveux
Il semble que la notion de division de puissance en une force du bien et une du mal soit relativement récente dans l'histoire des croyances. Dans les cultes plus primitifs, le bien et le mal sont tous deux issus de la même déité, puisque celle-ci était considérée comme contenant tout ce qui existe. La même déité était donc à la fois capable de bien et de mal. Un exemple en est donné par la déesse à tête de lionne de l'Égypte antique Sekhmet qui détruisit l'humanité (sur ordre de Rê) mais était aussi vénérée pour son pouvoir de protection et de guérison, ou encore Seth qui usurpa le trône à Osiris mais qui permettait aussi au soleil de se lever chaque matin en combattant Apophis. On peut aussi citer Loki, dieu scandinave qui tua vicieusement Balder, mais qui sauva le domaine des dieux Aesirs de la géante Skadi.
Dans les monothéismes primitifs, chaque clan ou tribus possédait son dieu avec tous ces attributs, cause du bien et du mal qui arrive aux hommes. Le polythéisme est considéré, dans cette argumentation, comme un rapprochement des divers clans, chacun possédant sa propre divinité. L'union du dieu mâle et d'un dieu femelle reflète l'union réussie et égalitaire de deux clans. Lorsque qu'au cours du rapprochement de deux clans une divinité en remplace une autre pacifiquement, elle est alors décrite comme ayant été engendrée par l'ancien dieu : elle est le fils ou la fille de ce dieu alors déchu et dont le culte devient secondaire.
Enfin, et c'est la que l'origine du principe du mal personnifié pourrait résider, lorsque un clan est belliqueusement conquis, la déité du clan conquis se voit attribuer tous les principes mauvais et était considérée par les conquérants comme la source de tout le mal et, par conséquent, devenait source de peur et de crainte. Un exemple de cette théorie est donné par l'évolution du culte de Seth (Setekh) dans l'Égypte antique au profit de celui d'Horus. Pour les peuples de haute Égypte, Seth était un dieu bienveillant, rôle occupé par Horus (et Osiris) en Basse Égypte. Lors de l'unification de la haute et de la basse Égypte, Horus et Seth devinrent, dans un premier temps, frères, et furent vénérés comme un dieu bifide Hâpy, puis, le temps aidant, Seth fut considéré comme inférieur à Horus pour finalement personnifier la source de tout mal, le Satan de l'ancienne Égypte. Seth fut fréquemment représenté comme un serpent noir, un porc noir ou encore par un homme aux cheveux roux (les mots rouges et désert - la haute Égypte où Seth était vénéré est désertique - sont très proches l'un de l'autre en hiéroglyphique égyptien). Il est curieux de constater que les hommes roux ont aussi été considérés comme « sataniques » au cours du Moyen Âge européen, probablement à cause de l'évocation du feu (associé au diable dans le christianisme) que rappelait leur couleur de cheveux